Les premières années de mariage, Leçon 2. Lire Genèse 3:6-13. Après la première grosse dispute, personne ne reconnaît sa part et chacun accuse l'autre ; une cicatrice reste alors dans le cœur.
Passage principal : Genèse 3:6-13
Après avoir péché, Adam dit : « La femme que tu as mise auprès de moi », et Ève dit : « Le serpent m'a séduite » ; aucun des deux ne reconnaît sa propre part. Lors de leur première grande dispute, de jeunes mariés répètent souvent : « Tout est de ta faute. » Dieu appelle l'homme caché et lui demande : « Où es-tu? » Les Proverbes disent : « celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde ». Dans cette grâce, nous pouvons commencer par reconnaître notre propre part et apprendre à réparer la relation.
Six mois après le mariage survient la première véritable dispute. Elle peut éclater parce qu'il faut décider dans quelle famille passer le Nouvel An chinois, parce qu'une somme a été dépensée sans en parler, ou simplement parce qu'une parole est sortie trop durement. Les voix montent, une porte claque ; l'un dort dans la chambre et l'autre sur le canapé. Le lendemain, personne n'en parle. La vie reprend, mais une cicatrice demeure : voilà donc comment il se met en colère ; voilà les paroles si blessantes qu'elle peut prononcer. Plus douloureux encore, chacun pense ensuite que tout est la faute de l'autre : si tu n'avais pas commencé par dire cela, je n'aurais jamais réagi ainsi.
Genèse 3 raconte le premier péché de l'humanité et aussi la première fois où le premier couple rejette la faute l'un sur l'autre. La femme voit que l'arbre est bon à manger et agréable à la vue. Elle prend de son fruit et en mange, puis elle en donne à son mari, qui en mange aussi (Genèse 3:6). Le texte dit que les deux en ont mangé.
Ce qui se produit ensuite est familier à beaucoup de couples : ils cousent des feuilles de figuier pour se couvrir, puis se cachent parmi les arbres du jardin (Genèse 3:7-8). La honte pousse à se couvrir, la peur à se cacher. Alors Dieu vient :
Mais l'Éternel Dieu appela l'homme, et lui dit: Où es-tu? (Genèse 3:9)
Le texte nous montre que Dieu appelle l'homme caché et lui demande où il est et ce qui s'est passé. L'homme a l'occasion de répondre, mais il dit :
L'homme répondit: La femme que tu as mise auprès de moi m'a donné de l'arbre, et j'en ai mangé. (Genèse 3:12)
Dans une seule phrase, il accuse sa femme et, indirectement, Dieu : « la femme que tu as mise auprès de moi ». La femme répond : « Le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé » (Genèse 3:13). Ce que chacun dit est vrai : la femme a bien donné le fruit, et le serpent l'a bien séduite. Pourtant, personne ne dit : « J'ai eu tort. » Rejeter la faute ne consiste pas toujours à mentir ; cela consiste souvent à ne mentionner que la part de l'autre et à cacher la sienne.
Après une dispute, de jeunes mariés ressemblent souvent aux personnes dans le jardin : ils se couvrent, se cachent et montrent du doigt la faute de l'autre. « Si seulement tu n'avais pas commencé... », « Si ta mère n'avait pas... », « Tu savais pourtant que j'étais fatigué... » Chaque phrase contient une part de vérité, mais ce genre de dispute ne peut jamais aboutir.
Les Proverbes montrent un autre chemin :
Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. (Proverbes 28:13)
Avouer ne signifie pas que toute la faute est à moi. Cela signifie commencer par nommer la part qui m'appartient : « Cette parole était trop dure », « J'ai dépensé cet argent sans t'en parler », sans ajouter « mais » ni « toi aussi ». Délaisser signifie ne pas se contenter de présenter des excuses, mais vouloir changer. D'où vient ce courage ? Du Dieu qui appelle l'être humain. Dans le même chapitre, Dieu annonce les conséquences du péché, puis « fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit » (Genèse 3:21). Plus tard, il envoie son propre Fils mourir sur la croix pour nos péchés. Nous n'avons plus besoin de nous cacher, car devant lui, celui qui avoue son péché obtient miséricorde.
La cicatrice laissée par une première grande dispute ne doit pas forcément rester pour toujours. Dans un conflit ordinaire, si la relation est sûre, si chacun respecte le besoin d'une pause et s'il n'y a pas de risque de représailles, le couple peut revenir sur cette dispute lorsque tous deux sont calmes : chacun reconnaît sa propre part, explique ce qui comptait réellement pour lui à ce moment-là, puis ils décident ensemble comment ils géreront la prochaine dispute. S'il y a eu de la violence, de l'intimidation, des objets cassés pour faire peur ou une obligation de reconnaître sa faute, n'organisez pas cette conversation et ne demandez pas à la personne blessée de chercher d'abord sa part ; elle doit d'abord chercher de l'aide de son côté.
Il faut enfin bien distinguer les situations. Dans un conflit ordinaire entre personnes égales, si la relation est sûre, les deux peuvent examiner la part qui leur appartient et apprendre ensemble à réparer. Frapper, casser des objets pour faire peur, menacer ou forcer l'autre à présenter des excuses après coup ne relève pas d'une simple « dispute ». La personne blessée n'a pas à reconnaître la violence de l'autre comme sa propre faute. Dans ces situations, cherchez d'abord la sécurité et demandez de l'aide.
1. Les deux ont mangé. Genèse 3:6 dit que la femme a mangé, puis qu'elle a donné du fruit à son mari et qu'il a mangé lui aussi. Le texte ne fait pas porter la responsabilité à une seule personne.
2. Se couvrir et se cacher. En Genèse 3:7-8, ils se font des ceintures avec des feuilles de figuier et se cachent parmi les arbres. Le péché produit honte et peur.
3. « Où es-tu ? » En Genèse 3:9, Dieu appelle l'homme qui s'est caché. Le texte n'explique pas l'intention de cette question ; il nous montre seulement que l'homme reçoit l'occasion de répondre.
4. À quoi ressemble le rejet de la faute. En Genèse 3:12-13, l'homme accuse « la femme que tu as mise auprès de moi », et la femme accuse le serpent. Leurs paroles rapportent une partie des faits, mais aucun des deux ne reconnaît sa propre part.
5. Les conséquences du péché et la miséricorde de Dieu. Genèse 3:14-19 annonce les conséquences du péché, puis Dieu revêt l'homme et sa femme d'habits de peau au verset 21. Cette leçon ne lit que jusqu'au verset 13, mais il est possible de mentionner la grâce qui suit pendant la discussion.
Pour commencer (l'animateur lit)
Ce qui est dit dans le groupe ne doit pas être raconté ailleurs. Il y a toutefois une exception : si quelqu'un subit actuellement des violences, si la sécurité d'un enfant ou d'une personne vulnérable est menacée, ou s'il existe un danger immédiat qu'une personne se blesse ou blesse quelqu'un d'autre, l'animateur ne peut pas promettre une confidentialité totale. En règle générale, il essaiera d'abord d'en parler avec la personne concernée et ne transmettra que les renseignements nécessaires à ceux qui peuvent apporter une aide réelle. S'il s'agit d'un enfant, d'une personne incapable de se protéger ou d'un danger immédiat, il n'attendra pas le consentement de la personne. Selon la situation, il contactera un pasteur, un professionnel qualifié, la police locale, les services d'urgence ou les services médicaux. En cas de danger immédiat, demandez de l'aide sur-le-champ et ne laissez pas la personne seule.
Mise en route : quand vous faisiez une bêtise dans votre enfance, quelle excuse utilisiez-vous le plus souvent ? (« C'est mon petit frère qui a commencé », « C'est tombé tout seul »... Une personne venue pour la première fois peut aussi répondre.)
Conseil pour l'animateur : gardez un ton léger et n'hésitez pas à rire. Concluez en une phrase : on dirait que l'être humain sait chercher des excuses dès sa naissance.
Rappel de la leçon (l'animateur lit ; environ 1 minute, pour ceux qui n'ont pas préparé)
Cette leçon porte sur Genèse 3:6-13. La femme voit que l'arbre est bon à manger et agréable à la vue ; elle prend de son fruit et en mange, puis elle en donne à son mari, qui en mange lui aussi. Leurs yeux s'ouvrent, ils comprennent qu'ils sont nus et se font des ceintures avec des feuilles de figuier. Vers le soir, ils entendent la voix de l'Éternel Dieu qui parcourt le jardin et se cachent au milieu des arbres. Dieu appelle l'homme : où es-tu ? Celui-ci répond qu'il a entendu sa voix, qu'il a eu peur parce qu'il était nu et qu'il s'est caché. Dieu lui demande s'il a mangé de l'arbre interdit. L'homme répond : la femme que tu as mise auprès de moi m'a donné du fruit, et j'en ai mangé. La femme dit : le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé. Le passage de comparaison se trouve dans Proverbes 28 : celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. Aujourd'hui, nous allons parler de ce qui se passe après la première grande dispute.
1. Lisez les versets 6-8. Qui mange du fruit ? Que font-ils après en avoir mangé ?
Conseil pour l'animateur : la femme en mange, en donne à son mari, et il en mange lui aussi. Ils se font des ceintures avec des feuilles de figuier et, lorsqu'ils entendent la voix de Dieu, se cachent au milieu des arbres.
2. Lisez les versets 9-10. Comment Dieu s'adresse-t-il à l'homme caché ? Comment celui-ci répond-il ?
Conseil pour l'animateur : Dieu l'appelle et lui demande : « Où es-tu ? » L'homme dit qu'il a entendu la voix de Dieu, qu'il a eu peur parce qu'il était nu et qu'il s'est caché.
3. Lisez les versets 11-13, puis Proverbes 28:13. Que demande Dieu ? Comment l'homme et la femme répondent-ils ? Que disent les Proverbes au sujet de celui qui cache et de celui qui avoue ?
Conseil pour l'animateur : Dieu demande à l'homme s'il a mangé du fruit interdit, puis demande à la femme ce qu'elle a fait. L'homme dit que « la femme que tu as mise auprès de moi » lui a donné du fruit, et la femme dit que le serpent l'a séduite. Les Proverbes disent que celui qui cache ses transgressions ne prospère pas, mais que celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde.
4. L'homme dit : « La femme que tu as mise auprès de moi », et la femme : « Le serpent m'a séduite. » Leurs paroles rapportent une partie des faits ; pourquoi rejettent-ils néanmoins la faute ? Après une dispute conjugale, à quoi ressemble souvent la phrase « tout est de ta faute » ?
Conseil pour l'animateur : c'est la question centrale de la leçon ; accordez-lui du temps. Rejeter la faute ne consiste pas toujours à mentir ; cela consiste souvent à ne raconter que la part de l'autre et à cacher la sienne. L'homme accuse même indirectement Dieu. Après une dispute, on entend : « Si seulement tu n'avais pas commencé... », « Tu savais pourtant que j'étais fatigué... », « Si ta mère n'avait pas... » Chaque phrase contient une part de vérité, mais la dispute ne peut jamais aboutir ainsi.
5. Dieu appelle l'homme caché et lui demande : « Où es-tu ? » Les Proverbes disent que celui qui avoue et délaisse ses transgressions obtient miséricorde. Devant un tel Dieu, à quoi peut ressembler le fait de « reconnaître sa propre part » ? D'où vient le courage de le faire ?
Conseil pour l'animateur : commencer par nommer précisément la part qui m'appartient, sans ajouter « mais » ni « toi aussi », puis vouloir changer. Ce courage vient de la miséricorde de Dieu : il appelle l'homme caché, lui fait ensuite des vêtements (Genèse 3:21), puis envoie son Fils mourir pour nous. Précisez aussi que reconnaître sa part ne signifie pas endosser toute la faute.
6. (Question facultative, à aborder si le temps le permet.) Dans un conflit ordinaire et si la relation est sûre, comment un couple peut-il revenir sur sa première grande dispute pour réparer ce qu'elle a abîmé ? Dans quelles situations cette conversation ne convient-elle pas ?
Conseil pour l'animateur : dans un conflit ordinaire, si la relation est sûre, si chacun respecte le besoin d'une pause et s'il n'y a pas de risque de représailles, revenez sur la dispute lorsque les deux sont calmes. Chacun reconnaît sa propre part, dit ce qui comptait réellement pour lui, puis le couple décide comment gérer une prochaine dispute — par exemple, celui qui a besoin de se calmer le dit et ils conviennent d'un moment pour reprendre la conversation. S'il y a eu de la violence, de l'intimidation, des objets cassés pour faire peur ou une obligation de reconnaître sa faute, n'organisez pas cette conversation et ne demandez pas à la personne blessée de s'examiner ; elle doit d'abord chercher de l'aide de son côté.
7. Après une dispute, quelle phrase est-ce que j'utilise le plus souvent pour rejeter la faute ? (Parlez de vous-même. Vous pouvez aussi simplement écouter si vous ne souhaitez pas répondre. Une personne venue pour la première fois peut participer.)
Conseil pour l'animateur : commencez par donner votre propre réponse. Écoutez sans commenter ni tirer de conclusions sur la famille des autres.
8. Cette semaine, pour quelle chose êtes-vous prêt à reconnaître votre propre part ?
Conseil pour l'animateur : orientez vers une action concrète, uniquement dans un conflit ordinaire, si la relation est sûre, si chacun respecte le besoin d'une pause et s'il n'y a pas de risque de représailles : demander pardon pour une parole trop dure sans ajouter « mais » ; reconnaître une décision prise sans en parler ; choisir un moment calme pour reconnaître sa part dans la première grande dispute. Le plan d'action qui suit reprend cette idée.
Demandez à un membre de lire lentement Genèse 3:8-13, puis Proverbes 28:13, et gardez tous le silence pendant une minute. Chacun réfléchit à l'endroit où il se cache lorsque Dieu lui demande : « Où es-tu ? » Ceux qui le souhaitent peuvent prononcer une ou deux phrases : reconnaître la parole par laquelle ils ont rejeté la faute, remercier le Dieu qui appelle l'être humain, ou demander à Dieu de réparer une relation marquée par une dispute. Ceux qui ne souhaitent pas parler peuvent prier en silence : cela aussi est une prière. Une personne venue pour la première fois peut écouter en silence, sans devoir prier ni prendre position. Pour finir, l'animateur prie pour les familles présentes. Les sujets de prière restent dans le groupe. Les sujets sensibles ne sont ni enregistrés dans l'application ni publiés dans la messagerie du groupe. Pour un suivi ordinaire, demandez d'abord le consentement de la personne, puis notez en privé seulement une ou deux phrases nécessaires. Si la sécurité d'un enfant ou d'une personne incapable de se protéger est en jeu, ou s'il existe un danger immédiat d'automutilation ou de violence contre autrui, n'attendez pas le consentement : contactez immédiatement les services d'urgence, la police ou un service de protection approprié.
Vous pouvez commencer ainsi (orientation de prière) :
Père céleste, Tu as appelé dans le jardin l'homme qui s'était caché, et aujourd'hui encore Tu nous appelles. Nous reconnaissons que nous cachons souvent nos propres fautes et montrons celles des autres. Pardonne-nous et donne-nous le courage de reconnaître notre part. Merci de couvrir notre honte en Christ ; répare les blessures laissées dans nos foyers par nos disputes. Protège aussi ceux que l'on effraie, frappe ou force à reconnaître une faute à la maison. Au nom de Jésus, amen.
Après la prière, chacun choisit ci-dessous une action à accomplir cette semaine. Une seule suffit ; si vous n'arrivez pas encore à choisir, ce n'est pas grave.
Il n'est pas nécessaire de la noter ni d'en rendre compte. Si vous le souhaitez, vous pourrez en parler à la prochaine rencontre. Si vous n'avez pas pu la réaliser, apportez à Dieu dans la prière ce qui vous a arrêté.
Si vous êtes venus en couple, réfléchissez chacun de votre côté, puis choisissez un moment où vous êtes tous deux calmes pour échanger vos réponses à la maison. Si vous êtes venu seul, vous pouvez réfléchir uniquement à la première question et prier à ce sujet.
Répondez d'abord à la première question en parlant seulement de vous-même, jamais de la faute de l'autre. L'un parle et l'autre écoute sans corriger ni compléter. Répondez simplement : « Merci de me l'avoir dit. » Pour la deuxième question, prenez ensemble une décision, puis écrivez-la. S'il y a chez vous des coups, des menaces, un contrôle de l'argent ou des papiers, une interdiction de voir d'autres personnes, ou si l'un de vous craint des représailles après la conversation, ne faites pas cet exercice et ne vous en servez pas pour organiser une négociation ou une confrontation. Demandez d'abord de l'aide de votre côté, comme l'indique le plan d'action.
Vous pouvez choisir la leçon « Après un conflit, la réconciliation reste possible » dans la série « Communication et relations proches » (Genèse 33:1-11), ou la leçon « Le caractère caché du péché » dans la série « Mettre le péché en lumière, le confesser et le faire mourir » (2 Samuel 11:1-12:13).