Vivre l'harmonie dans le couple, Leçon 3. Lire 1 Pierre 3:7-12. Se disputer toujours au sujet de la même chose, puis passer rapidement aux attaques personnelles, au silence hostile et aux vieux reproches.
Passage principal : 1 Pierre 3:7-12
Au verset 7, Pierre demande au mari de vivre avec sa femme avec discernement : il doit chercher à la comprendre au lieu de croire qu'il la connaît déjà. Les paroles qu'il adresse ensuite à tous touchent précisément à ce qui est le plus difficile pendant une dispute : ne pas répondre au mal par le mal ni à l'insulte par l'insulte, mais bénir. Les Proverbes ajoutent un conseil très concret : une réponse douce peut apaiser la colère.
Les disputes de couple obéissent souvent à une règle : le vrai sujet n'est pas l'objet apparent de la dispute. Qui doit faire la vaisselle, les devoirs des enfants ou la famille chez qui passer le Nouvel An chinois ne sont généralement que des déclencheurs. Ce qui met vraiment le feu aux poudres, c'est souvent la manière dont une phrase a été prononcée, le ton employé ou un « tu fais toujours ça ». On retombe alors dans des habitudes familières : ressortir les anciennes fautes, attaquer la personne ou s'enfermer dans le silence. Dans ce passage de 1 Pierre 3, Pierre aborde justement ces comportements, l'un après l'autre. Après s'être adressé aux femmes dans les versets précédents, il se tourne vers les maris au verset 7 :
Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu'il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières. (1 Pierre 3:7)
Vivre avec sa femme avec sagesse, c'est apprendre à la connaître et chercher réellement à la comprendre, sans s'appuyer sur des suppositions. Habiter sous le même toit ne signifie pas que l'on connaît vraiment l'autre. Beaucoup de couples s'aiment encore, mais se servent d'une image vieille de plusieurs années pour répondre à la personne qu'ils ont aujourd'hui devant eux. L'expression « grâce de la vie » montre que tous deux reçoivent la même grâce devant Dieu. Quant à l'expression « un sexe plus faible », qu'on la comprenne comme une différence de force physique ou comme la vulnérabilité sociale des femmes à cette époque, elle demande au mari de faire preuve d'une attention particulière. Elle ne signifie en aucun cas que le jugement ou la vie spirituelle de sa femme seraient inférieurs. La dernière phrase est lourde de sens : la manière dont un homme traite les siens est liée à sa vie de prière devant Dieu. Pierre s'adresse ensuite à tous, et ses paroles s'appliquent de façon particulièrement juste au couple :
Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d'humilité. (1 Pierre 3:8) Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure; bénissez, au contraire, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction. (1 Pierre 3:9)
Être plein de compassion, c'est vouloir entrer dans la situation de l'autre sans prétendre savoir exactement ce qu'il pense. Bénir va beaucoup plus loin que se retenir de répondre : se retenir, c'est ne pas faire de mal ; bénir, c'est choisir activement de faire du bien. Pierre dit que nous avons été appelés à cela. Il ne s'agit donc pas d'une exigence supplémentaire réservée à quelques croyants, mais du chemin auquel tout chrétien est appelé, un chemin lié à la bénédiction dont il héritera. Pierre cite ensuite l'Ancien Testament :
Si quelqu'un, en effet, veut aimer la vie Et voir des jours heureux, Qu'il préserve sa langue du mal Et ses lèvres des paroles trompeuses, Qu'il s'éloigne du mal et fasse le bien, Qu'il recherche la paix et la poursuive; (1 Pierre 3:10-11)
Ne pas proférer la tromperie signifie d'abord ne pas user de mensonge ni de fausseté envers l'autre. Dans un conflit conjugal, les sous-entendus et le silence volontairement utilisé pour faire souffrir l'autre peuvent aussi devenir des moyens de le manipuler. La paix ne vient pas d'elle-même : il faut la rechercher et la poursuivre. Les Proverbes donnent un conseil très concret :
Une réponse douce calme la fureur, Mais une parole dure excite la colère. (Proverbes 15:1)
Ce verset parle d'une réponse : il concerne la prochaine phrase qui sortira de ma bouche. Cette phrase peut souvent apaiser la colère ou, au contraire, l'aggraver. Une réponse douce ne garantit cependant pas la réaction de l'autre, et elle ne permet surtout pas de rendre une victime responsable de la violence ou du contrôle qu'elle subit. Dans la vie quotidienne, nous pouvons commencer par retirer de notre vocabulaire « tu fais toujours » et « tu ne fais jamais ». Dès que ces expressions sortent, nous ne parlons plus de la situation, mais de la personne. Ne ressortons pas les anciennes fautes. Quand la tension monte trop, nous pouvons faire une pause, mais il faut préciser : « Je ne peux pas bien parler maintenant ; reprenons cette conversation dans une heure », puis revenir réellement à la discussion. Faire silence pour que l'autre devine et souffre, c'est autre chose : c'est bouder. Dans beaucoup de conflits ordinaires, chacun a une part qu'il doit reconnaître. Mais les humiliations, le contrôle ou la violence qui se répètent peuvent être à sens unique ; la personne blessée n'a pas à porter la responsabilité de celle qui lui fait du mal.
Il ne s'agit pas seulement de techniques destinées à calmer une dispute. Nous avons été appelés à recevoir la bénédiction, mais aussi à bénir au cœur du conflit au lieu de répondre au mal par le mal. Lorsque nous n'y parvenons pas, il ne s'agit pas de nous maîtriser avec encore plus de force, mais de demander à Dieu de faire vivre, dans notre prochaine phrase, la bonté que nous avons nous-mêmes reçue. Si une personne subit régulièrement des humiliations, des cris, des comportements de contrôle ou des violences physiques chez elle, il ne s'agit plus d'un problème de communication. Elle a besoin d'une aide extérieure : il faut d'abord assurer sa sécurité, puis contacter un pasteur, un professionnel compétent ou la police locale.
1. Vivre avec sa femme avec sagesse signifie chercher à la connaître et à la comprendre. Habiter sous le même toit ne signifie pas que l'on connaît vraiment l'autre.
2. Tous deux reçoivent la même « grâce de la vie » devant Dieu. L'expression « un sexe plus faible », qu'on la comprenne comme une différence de force physique ou comme la situation sociale de l'époque, demande au mari une attention particulière. Elle ne signifie pas que le jugement ou la vie spirituelle de sa femme seraient inférieurs.
3. La mention d'un possible obstacle aux prières relie la manière de parler à la maison à notre relation avec Dieu.
4. Être plein de compassion, c'est vouloir entrer dans la situation de l'autre. Cela ne veut pas dire prétendre savoir exactement ce qu'il pense.
5. Bénir va plus loin que se retenir de répondre. Se retenir, c'est ne pas faire de mal ; bénir, c'est choisir activement de faire du bien.
6. Nous avons été appelés à cela : il ne s'agit pas d'une exigence supplémentaire.
7. Garder ses lèvres de la tromperie signifie d'abord ne pas user de mensonge ni de fausseté envers l'autre. Dans un conflit conjugal, les sous-entendus ou le silence volontaire peuvent aussi devenir des moyens de manipuler l'autre.
8. Il faut rechercher la paix et la poursuivre : elle ne vient pas d'elle-même.
9. Proverbes 15:1 parle d'une réponse. Notre prochaine phrase peut souvent apaiser ou aggraver la colère. Mais elle ne garantit pas la réaction de l'autre et ne permet surtout pas de rendre une victime responsable de la violence ou du contrôle qu'elle subit.
10. Cette leçon parle des disputes ordinaires, pas des atteintes qui se répètent. Subir régulièrement des humiliations, des cris, des comportements de contrôle ou des violences physiques ne relève pas d'un problème de communication.
Un mot avant de commencer (à lire par l'animateur)
Ce qui se dit dans le groupe ne doit pas être répété à l'extérieur. Il existe toutefois une exception : si quelqu'un subit actuellement des violences, si la sécurité d'un enfant ou d'une personne vulnérable est en jeu, ou s'il existe un danger immédiat que quelqu'un se fasse du mal ou fasse du mal à autrui, l'animateur ne peut pas promettre une confidentialité absolue. En général, il cherchera d'abord, autant que possible, à en parler avec la personne concernée et ne transmettra que les informations nécessaires aux personnes capables d'apporter une aide concrète. S'il s'agit d'un enfant, d'une personne qui ne peut pas se protéger ou d'un danger immédiat, son consentement n'est pas une condition préalable : selon la situation, il faut contacter un pasteur, un professionnel qualifié, la police locale, les services d'urgence ou un établissement médical. En cas de danger immédiat, demandez de l'aide sur-le-champ et ne laissez pas la personne seule.
Question d'ouverture : quel genre de petite chose déclenche le plus souvent une dispute chez vous, ou entre vous et la personne dont vous êtes le plus proche ? (Nommez seulement la catégorie, sans donner de détails ; les personnes qui viennent pour la première fois peuvent aussi répondre.)
Conseil pour l'animateur : posez la question sur un ton léger ; le groupe rira sans doute en évoquant la vaisselle, les chaussettes, l'itinéraire ou la température de la climatisation. Concluez ainsi : « Aujourd'hui, nous n'allons pas parler de l'incident lui-même, mais de la manière dont nous formulons notre prochaine réponse. » Passez ensuite au sujet de la leçon.
Rappel de la leçon (à lire par l'animateur, environ 1 minute, pour ceux qui n'ont pas fait la préparation)
Cette leçon porte sur 1 Pierre 3:7-12. Pierre s'adresse d'abord aux maris : Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu'il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières. (1 Pierre 3:7) Il s'adresse ensuite à tous : Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d'humilité. Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure; bénissez, au contraire, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction. (1 Pierre 3:8-9) Puis il cite l'Ancien Testament : Si quelqu'un, en effet, veut aimer la vie Et voir des jours heureux, Qu'il préserve sa langue du mal Et ses lèvres des paroles trompeuses, Qu'il s'éloigne du mal et fasse le bien, Qu'il recherche la paix et la poursuive; (1 Pierre 3:10-11) Le passage parallèle est Proverbes 15:1 : Une réponse douce calme la fureur, Mais une parole dure excite la colère. (Proverbes 15:1) Aujourd'hui, nous allons parler de la manière de bien nous parler sans ressortir les anciennes fautes.
1. Lisez le verset 7. Qu'est-ce que Pierre demande aux maris ? Quelles sont les deux raisons qu'il donne ? Que dit sa dernière phrase ?
Conseil pour l'animateur : il leur demande de vivre avec leur femme avec sagesse et de lui faire honneur. Les deux raisons sont qu'elle est d'un sexe plus faible et qu'elle doit hériter avec eux de la grâce de la vie. La dernière phrase affirme que rien ne doit faire obstacle à leurs prières.
2. Lisez les versets 8-9. Quelles attitudes Pierre énumère-t-il ? Après avoir dit de ne pas rendre le mal pour le mal, que nous demande-t-il de faire ?
Conseil pour l'animateur : être animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion et d'humilité. Il ne demande pas seulement de se retenir ; il demande de bénir au lieu de répondre au mal par le mal ou à l'insulte par l'insulte.
3. Lisez les versets 10-11, puis Proverbes 15:1. Quels actes concrets ces passages demandent-ils ? À quelle parole le verset des Proverbes s'intéresse-t-il ?
Conseil pour l'animateur : garder sa langue du mal et ses lèvres de la tromperie, s'éloigner du mal et faire le bien, rechercher la paix et la poursuivre. Le verset des Proverbes parle d'une « réponse », c'est-à-dire de notre prochaine phrase.
4. Quelle différence y a-t-il entre bénir et simplement se retenir de répondre ?
Conseil pour l'animateur : c'est la question centrale de la leçon ; accordez-lui du temps. Se retenir, c'est ne pas faire de mal ; bénir, c'est choisir activement de faire du bien. La différence est grande, et le simple fait de se retenir se transforme souvent en silence boudeur. Vous pouvez demander : au cœur d'une dispute, à quoi pourrait ressembler une bénédiction concrète ? Par exemple, verser un verre d'eau, dire : « Je sais que tu es très fatigué aujourd'hui », ou reconnaître d'abord sa propre part de responsabilité.
5. Comment les sous-entendus, l'ironie mordante et le silence volontaire nuisent-ils, chacun à sa manière, à la relation ? Quelle différence y a-t-il entre une pause saine et le silence boudeur ?
Conseil pour l'animateur : cette question est très pratique. La tromperie désigne d'abord le mensonge et la fausseté ; les sous-entendus et le silence volontaire peuvent aussi devenir des moyens de manipuler l'autre. Pour faire une pause, il faut dire clairement : « Je ne peux pas bien parler maintenant ; reprenons cette conversation dans une heure », puis revenir réellement à la discussion. Bouder, c'est ne rien dire afin que l'autre devine et souffre.
6. (Question facultative, si vous avez le temps) Vivre avec sagesse signifie chercher à comprendre. Pourquoi peut-on encore mal connaître quelqu'un après tant d'années de vie commune ?
Conseil pour l'animateur : parce que nous répondons facilement à la personne que nous avons aujourd'hui devant nous en nous appuyant sur l'image que nous avions d'elle il y a plusieurs années. Vous pouvez demander : quand avez-vous demandé pour la dernière fois, avec une attention véritable : « À quoi penses-tu ces temps-ci ? »
7. Pendant une dispute, dans quelle habitude tombez-vous le plus facilement ? (Ressortir les anciennes fautes, attaquer la personne, bouder, vouloir avoir raison ou céder trop vite pour en finir ; les personnes qui viennent pour la première fois peuvent penser à n'importe quelle relation.)
Conseil pour l'animateur : pour cette question, chacun parle seulement de ses propres réactions, pas de celles de l'autre. Commencez par parler avec honnêteté de l'une de vos réactions. Cette question aide chacun à reconnaître sa propre part.
8. Cette semaine, si la même situation se présente, comment comptez-vous formuler votre prochaine réponse ?
Conseil pour l'animateur : invitez chacun à préparer une phrase précise. Ceux qui le souhaitent peuvent s'exercer à partir d'une situation qui ne touche pas à leur vie privée ; les autres peuvent simplement l'écrire. Par exemple : « Je t'ai entendu ; laisse-moi réfléchir », « Je sens que la tension monte en moi ; reprenons cette conversation tout à l'heure » ou « J'ai aussi une part de responsabilité dans cette situation ». Le plan d'action qui suit s'appuie sur cet exercice.
Demandez d'abord à un participant de lire lentement 1 Pierre 3:9, puis Proverbes 15:1, et gardez deux minutes de silence. Que chacun repense intérieurement à une parole dure qu'il a prononcée récemment. Ceux qui le souhaitent peuvent prier en une ou deux phrases. Celui qui ne veut pas parler peut prier en silence ; les personnes qui viennent pour la première fois peuvent simplement écouter, sans être obligées de prier ni de prendre position. L'animateur conclut ensuite en priant pour les familles des participants. Les sujets de prière restent dans le groupe ; les sujets sensibles ne doivent être ni saisis dans l'application ni partagés dans le groupe de discussion en ligne. En général, avant d'assurer un suivi, demandez l'accord de la personne, puis notez en privé uniquement une ou deux phrases indispensables. Si la sécurité d'un enfant ou d'une personne qui ne peut pas se protéger est en jeu, ou s'il existe un danger immédiat d'automutilation ou de violence envers autrui, le consentement n'est pas une condition préalable : il faut immédiatement contacter les services d'urgence, la police ou un organisme de protection compétent dans votre région.
Vous pouvez commencer ainsi (orientation pour la prière) :
Seigneur, nous le reconnaissons : à la maison, les paroles nous échappent très vite, et ce sont souvent elles qui blessent le plus. Tu nous appelles à bénir au lieu de répondre au mal par le mal ou à l'insulte par l'insulte. Nous avons déjà du mal à nous retenir ; combien plus à bénir ! Garde notre langue et enlève de notre cœur le registre dans lequel nous continuons à noter les anciennes fautes. Tu nous demandes de vivre ensemble avec sagesse et compréhension : aide-nous à redécouvrir la personne qui est à nos côtés, sans répondre à celle qu'elle est aujourd'hui à partir de l'image que nous avions d'elle il y a plusieurs années. Apprends-nous à donner une réponse douce lorsque la tension monte. Protège aussi toute personne régulièrement blessée dans son foyer, et ouvre-lui un chemin vers la sécurité et une aide concrète. Au nom de Jésus. Amen.
Après la prière, chacun choisit une action ci-dessous pour la mettre en pratique cette semaine. Une seule suffit ; si vous n'arrivez pas encore à choisir, ce n'est pas grave.
Il n'est pas nécessaire de noter ce choix ni d'en rendre compte. Si vous le souhaitez, vous pourrez en reparler lors de la prochaine rencontre. Si vous n'y êtes pas parvenu, apportez simplement ce qui vous a arrêté dans la prière.
Vous pouvez choisir la leçon « Dire la vérité avec amour », qui porte sur Éphésiens 4:25-32, ou la leçon « Après un conflit, la réconciliation reste possible », qui porte sur Genèse 33:1-11.