Les circonstances de la vie, Leçon 17. Lire Genèse 47:1-12. Quand les parents vieillissent et tombent malades, ne plus réussir à concilier travail et soins, avec un mélange de culpabilité et de ressentiment.
Passage principal : Genèse 47:1-12
Joseph est gouverneur de l'Égypte lorsque son père et toute sa famille viennent chercher refuge à cause de la famine. Ce qu'il fait est très concret : il leur trouve un lieu d'habitation, explique leur situation à Pharaon et leur fournit de la nourriture selon le nombre de personnes dans chaque famille. Dans la Bible, prendre soin de ses parents n'est pas un slogan : il s'agit du logement, de la nourriture et de conversations claires, alors même que Joseph doit gouverner tout un pays.
Quand nos parents vieillissent ou tombent malades, nous nous sentons tirés de deux côtés : d'un côté, le travail et les enfants ; de l'autre, l'hôpital et les parents restés dans la ville natale. Nous craignons de perdre notre emploi si nous demandons trop de congés, mais de ne pas faire assez si nous n'en demandons pas. Deux sentiments difficiles à avouer coexistent souvent : la culpabilité — je n'en fais pas assez — et le ressentiment — pourquoi est-ce toujours à moi de m'en charger ?
Le début de Genèse 47 raconte précisément comment un fils installe son père âgé.
Une grande famine frappe alors le pays de Canaan. Joseph ne se contente pas d'accueillir sa famille ; il va d'abord exposer clairement la situation :
Joseph alla avertir Pharaon, et lui dit: Mes frères et mon père sont arrivés du pays de Canaan, avec leurs brebis et leurs boeufs, et tout ce qui leur appartient; et les voici dans le pays de Gosen. (Genèse 47:1)
Il choisit aussi cinq de ses frères et les présente à Pharaon (Genèse 47:2). Pharaon leur demande quelle est leur occupation ; ils répondent honnêtement qu'ils sont bergers et demandent l'autorisation d'habiter dans le pays de Gosen (Genèse 47:3-4). Pharaon accepte et ajoute : « si tu trouves parmi eux des hommes capables, mets-les à la tête de mes troupeaux. » (Genèse 47:6).
Remarquons trois actions de Joseph. Premièrement, il s'adresse à la bonne personne et explique clairement les choses, sans chercher à tout porter seul ni rester vague. Deuxièmement, il organise un lieu d'habitation : il « leur donna une propriété dans le pays d'Égypte, dans la meilleure partie du pays, dans la contrée de Ramsès » (Genèse 47:11). Troisièmement, il pourvoit à leur nourriture :
Joseph fournit du pain à son père et à ses frères, et à toute la famille de son père, selon le nombre des enfants. (Genèse 47:12)
Il agit « selon le nombre des enfants », c'est-à-dire selon les besoins réels, et non en donnant quelque chose au hasard. Honorer ses parents prend ici la forme d'une série de dispositions très concrètes.
Entre ces versets, un court passage mérite notre attention. Joseph fait entrer son père auprès de Pharaon, et Jacob bénit Pharaon. Quand celui-ci lui demande son âge, Jacob répond :
Jacob répondit à Pharaon: Les jours des années de mon pèlerinage sont de cent trente ans. Les jours des années de ma vie ont été peu nombreux et mauvais, et ils n'ont point atteint les jours des années de la vie de mes pères durant leur pèlerinage. (Genèse 47:9)
À cent trente ans, devant le souverain d'un pays, cet homme décrit honnêtement une vie aux jours peu nombreux et pénibles. Par deux fois, il parle de ses années de « pèlerinage ». Ces paroles sont à la fois l'expression douloureuse de son vécu et un rappel de l'identité des patriarches qui vivent en étrangers dans l'attente de la promesse. Le texte ne nous dit pas quelle réaction Jacob attendait de Pharaon. Quand nous accompagnons une personne âgée, commençons par écouter. Ne nous empressons pas de la corriger et ne décidons pas d'avance qu'elle cherche seulement à être consolée. Une contradiction comme « Mais vous avez eu une si belle vie ! » est rarement utile. Cet homme âgé bénit pourtant deux fois Pharaon avant de repartir : il n'a aucun pouvoir entre les mains, mais il possède encore une bénédiction à transmettre.
Le Nouveau Testament place cette responsabilité dans la vie de l'Église :
Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu'ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu'ils ont reçu d'eux; car cela est agréable à Dieu. (1 Timothée 5:4)
Quelques versets plus loin, Paul affirme : « Si quelqu'un n'a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu'un infidèle. » (1 Timothée 5:8). Le chapitre 5 traite de la manière dont l'Église doit prendre soin des veuves : la famille, lorsqu'il y a des enfants ou des petits-enfants, prend d'abord ses responsabilités, afin que les ressources de l'Église puissent soutenir celles qui sont réellement seules. Les deux aspects doivent donc être affirmés : prendre soin d'un proche qui ne peut plus subvenir à ses besoins est une responsabilité de foi ; lorsque la famille ne peut réellement pas porter cette charge, l'Église ne peut pas rester spectatrice.
Voici plusieurs repères concrets.
Premièrement, répartissez la situation en plusieurs domaines dont on peut parler : l'argent, le temps, l'effort physique et les décisions médicales. Entre frères et sœurs, établissez une répartition explicite plutôt que de compter sur des accords tacites. Quand le partage n'est pas clairement discuté, la responsabilité finit facilement par reposer longtemps sur une seule personne.
Deuxièmement, mettez les décisions par écrit. Qui contribue financièrement ? Qui donne du temps ? Qui accompagne aux consultations ou assure une présence de nuit ? Où se trouvent la carte d'assurance maladie et les documents ? Quels sont les souhaits de la personne concernant la réanimation ? Écrire n'est pas manquer d'affection ; cela évite de futures disputes.
Troisièmement, demandez à la personne âgée ce qu'elle souhaite. Où veut-elle vivre ? Souhaite-t-elle l'aide d'un auxiliaire de vie ? À quoi veut-elle que son quotidien ressemble ? Tant qu'elle est lucide et capable de décider, demandez-lui à l'avance ses souhaits concernant les soins médicaux et les gestes de réanimation, après qu'un médecin lui a fourni des explications suffisantes. Si sa capacité de décision est déjà altérée, suivez les procédures juridiques et médicales, avec le représentant approprié et les soignants.
Quatrièmement, acceptez de l'aide et acceptez aussi de payer pour en recevoir. Un auxiliaire de vie, un accueil de jour ou un service local pour personnes âgées n'est pas une honte. Si vous vous épuisez complètement, la prise en charge s'interrompra.
Cinquièmement, reconnaissez votre ressentiment sans le déverser sur la personne âgée. Parlez-en à quelqu'un ou à Dieu. Il en va de même pour la culpabilité : faites de votre mieux dans les limites du possible, confiez à Dieu ce que vous ne pouvez pas faire et cessez de vous juger chaque jour.
Sixièmement, n'oubliez pas votre propre foyer. Votre conjoint et vos enfants ont aussi besoin de soins ; celui qui porte les deux côtés de la famille a tout particulièrement besoin que quelqu'un prenne le relais.
Pour le groupe et l'Église : ne jugez pas qui est un enfant dévoué et qui ne l'est pas. Avec l'accord préalable de la personne âgée et de son aidant principal, chacun peut offrir selon ses capacités une visite, un repas, des courses ou un accompagnement médical. Ne critiquez pas l'aidant parce qu'il doit souvent poser des jours de congé. La gestion des médicaments, les transferts et déplacements de la personne, la toilette et l'accompagnement d'une personne atteinte de troubles cognitifs doivent être confiés à des personnes formées ou qualifiées.
1. Joseph commence par expliquer clairement la situation. Il va voir Pharaon et amène ses frères pour présenter leur demande ; il ne reste ni vague ni seul avec la charge. Pour prendre soin de parents âgés, il faut aussi parler clairement aux personnes concernées.
2. Le logement et la nourriture. Honorer ses parents se traduit par des réalités concrètes : où ils vivent, ce qu'ils mangent et une provision adaptée au nombre de personnes.
3. Jacob dit que ses jours ont été « peu nombreux et mauvais ». La Bible ne le corrige pas. Lorsqu'une personne âgée regarde en arrière, elle voit souvent beaucoup de regrets ; les exprimer ne signifie pas forcément qu'elle attend qu'on la contredise.
4. Jacob bénit Pharaon deux fois. Une personne âgée peut ne plus avoir de pouvoir entre les mains, tout en ayant encore quelque chose à donner.
5. 1 Timothée 5:4 et 5:8. La famille qui compte des enfants ou des petits-enfants prend d'abord ses responsabilités, afin que l'Église puisse soutenir les personnes réellement seules. Prendre soin d'une personne âgée est en soi une réalité spirituelle ; et quand la famille ne peut véritablement plus porter la charge, l'Église doit prendre le relais.
Un mot préalable (à lire par l'animateur)
Ce qui se dit dans le groupe n'est pas raconté au-dehors. Il existe toutefois une exception : si une situation concerne des violences en cours, la sécurité d'un enfant ou d'une personne vulnérable, ou un risque immédiat que quelqu'un se fasse du mal ou fasse du mal à autrui, l'animateur ne peut pas promettre une confidentialité absolue. En règle générale, il cherchera d'abord, dans la mesure du possible, à en parler avec la personne concernée et ne transmettra que les informations indispensables à ceux qui peuvent réellement aider. S'il s'agit d'un enfant, d'une personne incapable de se protéger ou d'un danger immédiat, il n'attendra pas nécessairement son consentement : selon la situation, il contactera un pasteur, un professionnel qualifié, la police, les secours ou les services médicaux locaux. En cas de danger immédiat, demandez de l'aide sur-le-champ et ne laissez pas la personne seule.
Mise en route : Si cette question vous convient, racontez une petite chose faite pour vous par un parent ou une personne âgée et dont vous vous souvenez encore ; vous pouvez aussi parler d'un petit geste de soin que vous avez vu chez quelqu'un d'autre. (Une personne qui vient pour la première fois peut aussi répondre.)
Conseil d'animation : restez sur un ton léger ; une ou deux phrases suffisent. La plupart parleront de petites choses : un trajet, un repas gardé au chaud, une nuit passée à veiller. Ce sont précisément ces gestes ordinaires que nous allons étudier aujourd'hui.
Rappel de la leçon (à lire par l'animateur, environ 1 minute, pour ceux qui n'ont pas fait la préparation)
Cette leçon porte sur Genèse 47:1-12. Une grande famine frappe alors le pays de Canaan, et toute la famille de Jacob arrive en Égypte. Joseph va annoncer à Pharaon que son père, ses frères, leurs troupeaux et tous leurs biens sont arrivés de Canaan et se trouvent dans le pays de Gosen. Il choisit cinq de ses frères et les présente à Pharaon. Celui-ci leur demande leur occupation ; ils répondent qu'ils sont bergers, comme leurs pères, et que la famine est si grande en Canaan que leurs troupeaux n'ont plus de pâturage. Ils demandent l'autorisation de s'établir dans le pays de Gosen. Pharaon permet au père et aux frères de Joseph d'habiter dans la meilleure partie du pays, à Gosen, et propose de confier ses propres troupeaux aux hommes capables qui se trouveraient parmi eux. Joseph présente aussi son père Jacob à Pharaon, et Jacob bénit Pharaon. Quand Pharaon lui demande son âge, Jacob répond que les années de son pèlerinage sont de cent trente ans, qu'elles ont été peu nombreuses et mauvaises, et qu'elles n'ont pas atteint celles de ses pères. Jacob bénit encore Pharaon et se retire. Joseph donne à son père et à ses frères une propriété dans la meilleure partie de l'Égypte, conformément à l'ordre de Pharaon, puis il fournit du pain à toute la famille de son père selon le nombre des enfants. Le passage en parallèle est 1 Timothée 5 : que les enfants et petits-enfants apprennent à exercer la piété envers leur propre famille et à rendre à leurs parents ce qu'ils ont reçu, car cela est agréable à Dieu. Aujourd'hui, nous parlerons de la manière de prendre soin de nos parents âgés.
1. Lisez les versets 1-6. Que fait Joseph en premier ? Comment ses frères répondent-ils à Pharaon ? Quel est le résultat ?
Conseil d'animation : Joseph commence par exposer la situation à Pharaon, puis lui présente cinq de ses frères. Ceux-ci disent honnêtement qu'ils sont bergers et demandent à habiter dans le pays de Gosen. Pharaon accepte de leur donner la meilleure partie du pays.
2. Lisez les versets 7-10. Que dit Jacob lorsqu'il rencontre Pharaon ? Quelle action accomplit-il deux fois ?
Conseil d'animation : il dit avoir vécu cent trente ans comme pèlerin et décrit ses années comme peu nombreuses et mauvaises. Il bénit deux fois Pharaon.
3. Lisez les versets 11-12. Quelles sont les deux dispositions prises par Joseph ? Que signifie fournir de la nourriture « selon le nombre des enfants » ?
Conseil d'animation : il prévoit un lieu d'habitation, dans la meilleure partie de la contrée de Ramsès, et de la nourriture. Pourvoir selon le nombre de personnes signifie répondre aux besoins réels, et non donner quelque chose au hasard.
4. Joseph expose clairement la situation, organise un logement et fournit de la nourriture selon le nombre de personnes. Que nous apprend-il ainsi sur la manière de prendre soin de nos parents aujourd'hui ?
Conseil d'animation : c'est la question centrale ; prenez le temps. Honorer ses parents passe par des dispositions concrètes et non par une simple affirmation : « Je prends bien soin de mes parents. » Vous pouvez demander comment notre famille répartit l'argent, le temps, l'effort physique et les décisions médicales.
5. (Question facultative, si le temps le permet.) Comment Jacob parle-t-il à la fois de ses jours « peu nombreux et mauvais » et de son « pèlerinage » ? Lorsqu'une personne âgée revient sur sa vie, comment pouvons-nous écouter sérieusement sa douleur sans nous empresser de réécrire son histoire à sa place ?
Conseil d'animation : la plupart du temps, il n'est pas nécessaire de la contredire. Jacob décrit honnêtement une vie aux jours peu nombreux et pénibles tout en parlant de pèlerinage. Écouter et demander : « Comment avez-vous traversé cette époque ? » sera plus utile que de lui dire : « Mais vous avez eu une si belle vie ! »
6. Lisez 1 Timothée 5:4 et 5:8. Comment Paul répartit-il, dans ce passage, la responsabilité entre la famille et l'Église ?
Conseil d'animation : quand il y a des enfants ou des petits-enfants, la famille assume d'abord sa responsabilité, afin que l'Église puisse prendre soin des personnes véritablement seules. Prendre soin d'une personne âgée ne détourne pas d'une responsabilité spirituelle : cela en est une. Le passage condamne ceux qui pourraient agir mais se déchargent de leur responsabilité, et il demande aussi à l'Église de soutenir les personnes sans appui. Les capacités, la distance, l'histoire de la relation et la santé de l'aidant doivent toutes être évaluées honnêtement, sans faire porter toute la charge à une seule personne.
7. Qu'est-ce qui vous paraît le plus difficile aujourd'hui dans la prise en charge de vos parents : l'argent, le temps, l'effort physique, le ressentiment ou la culpabilité ? (Une personne qui vient pour la première fois peut aussi répondre.)
Conseil d'animation : ceux qui le souhaitent peuvent répondre en une ou deux phrases, sans comparaison ni jugement. Il faut particulièrement permettre d'exprimer la dimension intérieure. L'animateur commence en parlant de sa propre expérience.
8. Cette semaine, quelle démarche concrète souhaitez-vous accomplir ?
Conseil d'animation : soyez aussi précis que possible : discuter avec vos frères et sœurs de la répartition et la mettre par écrit ; demander une fois à vos parents ce qu'ils souhaitent ; rechercher les services locaux pour personnes âgées ; accompagner à une consultation ; prendre un relais un après-midi pour un frère ou une sœur qui s'occupe de ses parents. Le plan d'action qui suit part de ces idées.
Demandez d'abord à une personne de lire lentement Genèse 47:11-12, puis 1 Timothée 5:4. Gardez deux minutes de silence ; que chacun pense intérieurement à ses parents ou à une personne âgée dont il s'occupe. Ceux qui le souhaitent peuvent ensuite prier en une ou deux phrases pour la santé de la personne âgée, pour leur propre force et leur patience ; ils peuvent aussi confier à Dieu leur culpabilité ou leur ressentiment, sans raconter les détails. Celui qui ne souhaite pas parler peut prier en silence ; une personne qui vient pour la première fois peut simplement écouter, sans aucune obligation de prier ni de prendre position. L'animateur conclut en remerciant Dieu et en intercédant pour le groupe. Les sujets de prière restent dans le groupe ; les informations sensibles ne sont ni saisies dans l'application ni envoyées dans une messagerie de groupe. En règle générale, tout suivi se fait avec le consentement de la personne, puis seules une ou deux informations indispensables sont notées en privé. Si la sécurité d'un enfant ou d'une personne incapable de se protéger est en jeu, ou s'il existe un danger immédiat d'auto-agression ou de violence envers autrui, il ne faut pas attendre un consentement préalable : contactez immédiatement les secours, la police ou un service de protection compétent du lieu.
Vous pouvez commencer ainsi (orientation de prière) :
Seigneur, nos parents vieillissent. Certains courent entre deux foyers, certains vivent à des milliers de kilomètres, certains portent à la fois la culpabilité et le ressentiment. Donne-nous la force et la sagesse : que nous exprimions clairement ce qui doit l'être, répartissions les responsabilités et acceptions l'aide disponible. Guéris les blessures encore ouvertes entre nos parents et nous. Aie aussi compassion des frères et sœurs qui prennent soin de parents qui les ont eux-mêmes blessés autrefois ; donne-leur de justes limites et Ta protection. Que nos enfants, en nous voyant traiter les personnes âgées, apprennent à prendre soin des autres. Au nom de Jésus. Amen.
Après la prière, chacun peut choisir une seule action ci-dessous pour cette semaine. Une seule suffit ; il n'y a aucun problème si vous ne savez pas encore laquelle choisir.
Il n'est pas nécessaire de noter ni de rendre compte de ce choix. Si vous le souhaitez, vous pourrez en parler lors de la prochaine rencontre. Si vous n'avez pas pu le faire, apportez simplement ce qui vous a bloqué dans la prière.
Vous pouvez choisir la leçon « Vieillir et sentir son corps faiblir » (Josué 14:6-15), ou « Se disputer au sujet de l'héritage » (Genèse 13).